Shooting

 Mon soumis m’écrira le lendemain : “J’ai eu des moments d’extase hallucinants pendant cette session…”.

Trois heures de session devant l’objectif de KAYO FLASHER. Quand ce photographe portraitiste me contacte en novembre 2020, on est en plein confinement. Sa démarche m’enthousiasme. Son approche, sa curiosité. Il devance mon exigence à savoir que ce ne soit pas une séance photo mais qu’il soit le voyeur, le témoin d’une réelle session de domination. Il fallait attendre le bon moment, attendre aussi le soumis qui accepterait de se livrer devant lui. On y est. Dogtraining, godage, chaine dans le cul, fist, arrosage au jus. Son regard a finalement apporté beaucoup de tension et d’excitation dans ces trois heures.

Sa démarche

“La photographie m’a permis un lundi après-midi de Mars : une sorte d’intimité inattendue en repoussant les limites de ma pratique.

Mon espoir à travers cette série photographique qui documente une rencontre entre un maître dominateur et un soumis est que vous puissiez ressentir de l’empathie pour ce dernier et peut-être même reconnaître un intérêt esthétique dans cette pratique que vous n’auriez peut-être pas envisagé.

Pour obtenir une série comme celle-ci, il était important que ma présence soit désirée. Je ne tenais pas à ne pouvoir que longer les murs, que ma présence soit déstabilisante au point d’entraver le maître et le soumis dans la recherche de leurs plaisirs. Il était donc important pour moi d’être invité et alors cela m’a permis d’être témoin, de quelque chose d’authentique.

Cette série représente bien plus qu’une simple représentation d’une pratique sexuelle. Elle montre la relation entre le maître et le soumis, le décor dans lequel la session a eu lieu, aussi bien l’attente que la tension, dans les gestes et les positions et parfois la conscience que le soumis a de l’appareil photo.

Chacun de ces éléments affectent non seulement les images finales mais aussi notre interprétation.

Il s’agit je l’espère de trouver une sorte de séduction esthétique alors que l’on est confronté peut-être à une pratique dérangeante”.

La session